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Résumé partie Ars (31/03/18) [Patrick]

Printemps 1202 (15/03/1202) : Une vie volée - épisode 1

Fulbert, chanoine bibliothécaire à StBertrand de Comminges, envoie d'urgence par un temps de chien le chanoine Malthus quérir notre aide. A noter que l'évêque et son secrétaire Jéhan sont à Toulouse pour une histoire d'élection au même moment. Nous décidons donc de nous rendre sur place (frère Malthus, Arixo, Lucius et Joan). Nous sommes reçus dans le palais épiscopal par frère Fulbert. Le livre "La vie de StBertrand" a disparu. Il était là la veille au matin. Il a une valeur symbolique équivalent à une relique pour la communauté et dans la région.

Après premières investigations, la serrure de la porte (de qualité) a été crochetée, l'un des vitraux a été ouvert (clavettes intérieures), un morceau de parchemin avec le nom du livre (reproduit à l'identique du nom calligraphié à l'époque de la rédaction de l'ouvrage : en clair, pour qu'un illettré puisse le trouver sans équivoque) a été retrouvé à moitié consumé dans un pot de cendre. On trouve dans les réserves au dessus dans les sacs de grain, une coquille de saint jacques, et la trace que quelqu'un a passé du temps là à attendre. Après interrogation de l'eau de pluie issue du vitrail ouvert, l'effraction aurait eu lieu vers minuit. Nous enquêtons du côté de l’hôpital StJacques (là où font halte les pèlerins) et apprenons auprès de la tenancière, dame Marcera, que deux pèlerins trainent des rumeurs. L'un, jeune, du nom Arnould, est rentré au milieu de la nuit, mais au matin a été appréhendé par la milice templière de Valcabrère, au Castel Bert, pour être un coquillard (quelqu'un qui se fait passer pour un pèlerin pour de mauvaises intentions). Le second plus vieux n'est revenu qu'au matin et, apprenant l'arrestation de son comparse, semble avoir quitté les lieux.

Nous revenons vers frère Fulbert pour qu'il nous explique pourquoi il n'a pas contacté la milice templière alors quelle est chargée de la sécurité de l'évêché : la principale raison est que le prieur, Géraut de Grémont, cherche depuis longtemps a compulser le livre et qu'il lui a menti dernièrement lui disant que l'ouvrage était endommagé et pas visible, il ne pouvait donc pas lui révéler son vol.

Fin de session : à suivre, récupérer le livre dans une commanderie de 15 templiers avant la fin de l'élection de l'évêque, sinon il risque de perdre...

Notes : Lors de notre enquête au sein de St-Bertrand, nous avons croisé a plusieurs reprises le symbole d'Hersé (dans la réserve des salaisons, dans la vasque du cloitre). Le cloitre comprend plusieurs éléments de décoration mystiques et le symbole d'Hersé ainsi qu'une représentation d'étoiles qui correspond à l'équinoxe de printemps (dans 6 jours). Soupçons d'une source de Vis.
Dans le cloître se trouve une lacuna (poche mystique au sein d'une aura du Divin) magique de bon niveau (à déterminer).

La photocopie mystérieuse

" [...] un morceau de parchemin avec le nom du livre (reproduit à l'identique du nom calligraphié à l'époque de la rédaction de l'ouvrage : en clair, pour qu'un illettré puisse le trouver sans équivoque) [...] "

Comme une photocopieuse n'est pas chose simple à trouver en cette époque du 13e débutant, il faut un certain temps pour exécuter une chose pareille.

Selon ce que nous a expliqué  Fulbert, il n'existe que 2 copies calligraphiées de la Vie de St-Bertrand ; celle qui a été dérobée (callée dans les Enfers de la Bibliothèque de l'Évêché, elle n'est pas consultable) et une autre, envoyée à Rome pour le procès en canonisation(béatification ?) de St-Bertrand.

L'hypothèse la plus probable serait donc que la copie de la calligraphie a été faite à partir de la version romaine...

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Vérifier toutefois si des personnes ont eu accès à la copie lugdunaise de manière suffisamment durable pour exécuter une copie éventuelle de la page.

Pour vérifier d'où vient le reste du parchemin sur lequel a été copié la page, il faudrait essayer de déterminer sa provenance : un effet spontanée correspondant à l'effet suivant "suffirait" =>

Intellego Animal 20
Niveau 3 => Localise un individu avec lequel vous avez un Lien Mystique (pour avoir une indication approximative de la distance et de la direction du reste du vélin ; pas besoin d'une localisation précise à ce stade), +1 Magnitude ("à partir de quelque chose fait à base d'Animal).
Portée : Lien Mystique (+4) / D : Momentanée (c'est une intuition flash) / C: Individu (le parchemin)

Peut-être possible en le lançant dans l'aura de l'Alliance, dans le cadre d'un incantation cérémonielle pour harmoniser les forces magiques [et bénéficier d'un bonus] ?

Peut-être une alternative avec InHe (l'effet similaire est au niveau 2 ; en gardant les mêmes modificateurs, ça débouche sur un effet de niveau 15 [30 en spontané en se fatiguant]) en se basant sur les encres restantes sur le parchemin ?

Balance ou hasard ?

L'un, jeune, du nom Arnould, est rentré au milieu de la nuit, mais au matin a été appréhendé par la milice templière de Valcabrère, au Castel Bert, pour être un coquillard (quelqu'un qui se fait passer pour un pèlerin pour de mauvaises intentions).

Il semble clair que Arnould a été "balancé" aux Templiers.
Peut-être qu'un membre du Temple savait qu'il était là et a opportunément envoyé ses hommes ? (voir cui bono ? 1 ci-dessous)
Peut-être un des résidents de Lugdunum l'a-t-il reconnu ? (possible ; quasi-invérifiable. Seul le Temple a l'info)
Ensuite, comme Arnould a refusé les avances sexuelles de la cougarde Marcera, il est également crédible que cette dernière l'ait vraiment mal pris et soit allée le "donner" pour se venger. (j'aime bien cette hypothèse ; ça s'encadre bien dans le décor local et dans la chaîne d'événements)
Peut-être quelqu'un ayant des intérêts particuliers à le faire prendre (et pendre) s'est-t-il débrouillé pour que l'information de "coquillardise" arrive aux oreilles du Temple ? (possible, si on connecte cette idée avec la question de la "photocopie mystérieuse" ; auquel cas, les 3 options précédentes restent viables et ont juste été "téléguidées").

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Peut-être est-il possible de "sonder" les motivations de Marcera (Intellego Mentem ou un individu compréhensif et très doué en "Connaissance des Gens", avec un sens inné pour déceler le pipeau) pour savoir si son comportement est "normal" ou piloté ?
Pour savoir par qui/comment les Templiers ont eu l'info. sur Arnould, il faut juste leur demander...
Dans tout les cas, le fait de balancer Arnould supposait de savoir où/quand il était ; ce qui ne laisse avec certitude que Marcera (sauf si quelqu'un espionnait/surveillait précisément Arnould) ?

Cui bono ?
Hypothèse 1 : une affaire locale
Le Prieur des Templiers, ne faisant pas confiance/ne croyant pas aux excuses de l'Évêché a engagé les 2 voleurs pour qu'ils récupèrent le bouquin pour lui.
1) Il a un motif sérieux (il veut clairement le bouquin pour "whatever reason").
2) Il peut avoir des contacts qui lui permettent d'obtenir la "photocopie" ; le Temple est une vaste organisation interroyaumale, ce qui n'est pas si courant.
3) S'il a engagé les voleurs, il y a de bonnes chances qu'il sache où & quand les trouver.

Inconsistances
Mais dans ce cas, pourquoi aurait-il envoyé ses hommes pour attraper le jeune ? Il aurait eu peur de se faire doubler ?
Viendrait-il à l'esprit d'un Prieur du Temple de procéder ainsi ?
Est-ce en accord avec la personnalité de l'individu (à voir en sondant les templiers sur le comportement et l'attitude du Prieur ; Vision de l'aura, lecture des motivations superficielles, bref un profiling) ?

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Cui bono ?
Hypothèse 2 : un complot international
Le vol du livre est relié à l’élection au siège épiscopal de Toulouse.
L'évêque de Comminge est en concurrence avec un autre. La Vie de St-Bertrand dérobée a valeur de relique et la révélation de sa disparition aurait un impact négatif suffisant pour faire perdre l'élection.

La mystérieuse (et hypothétique) 3e faction de cette histoire a des ramifications à Rome (pour la copie), des intérêts à ne pas voir élire l’évêque de Comminge et aucun scrupule à engager des malandrins pour dérober une quasi-relique.
Elle a aussi des yeux/oreilles dans le coin et connaît l'intérêt du Prieur. Pour se garantir que le livre disparait bel et bien, elle s'arrange elle-même pour qu'il atterrisse entre les mains du Prieur. L’Évêché ne peut pas réclamer un bouquin (soit-disant en réparation) ; le Prieur ne lâchera pas l'ouvrage qu'il veut consulter.

Si le profil du concurrent à l'élection épiscopale (contre l'évêque de Comminge) répond aux critères de conservateur/traditionnaliste voire extrémiste, ça aurait tendance à confirmer l'histoire (mais ce n'est pas une preuve, juste une convergence d'indicateur, dans la lignée de l'élection surprise d'un Pape de la ligne dure/tradi du Catholicisme).

Pour en rajouter sur l'appréhension d'Arnould ;

Si on remet les choses dans l'ordre ; Arnould récupére le bouquin (un objet assez volumineux il faut bien le dire) que lui fait passer son complice et rentre dans la nuit à l'Hostellerie. On peut raisonnablement penser qu'il a un sac bien dodu. Marcera le capte. Au-delà de son appétit sexuel, peut-être remarque-t-elle aussi ce sac qui excite sa convoitise ? Arnould lui semble bien suspect ; encore plus quand il refuse ses avances... Elle décide de le dénoncer pour récupérer ses affaires ; elle aurait donc le livre.

Une escouade de Templiers a débarqué au matin à l'Hostellerie des pèlerins de Marcera. Peut-être des pèlerins ont-ils assistés à la scène et peuvent-ils confirmer/infirmer que les Templiers ont aussi embarqué ses affaires (et le livre avec) ?

Le deuxième larron est dans la nature depuis un peu moins de 24h ; il est parti au matin, après que son complice se soit fait arrêter par les Templiers. Mais il reste le seul à pouvoir nous donner davantage de précisions sur "l'employeur".

Est-ce pertinent de chercher à le retrouver ? Probablement, même si ça amène sans doute à une impasse [le fameux HNPM].

La photocopie mystérieuse
" [...] un morceau de parchemin avec le nom du livre (reproduit à l'identique du nom calligraphié à l'époque de la rédaction de l'ouvrage : en clair, pour qu'un illettré puisse le trouver sans équivoque) [...]
Je vais ici clarifier mon propos. Lucius, d'après son jet d'art libéraux réussi peut conclure ceci du bout de parchemin. Il a été calligraphié (on a dessiné le mot ) très certainement pour qu'un illettré puisse trouver le même dessin du mot. Là où cela se simplifie : La calligraphie obéie à des règles stricte définie par l'époque. Le style d'écriture utilisé par tout les scribes du monde occidentale depuis près de trois siècles est le caroline (style d'écriture des carolingiens). En gros, pas besoin d'avoir vu le livre pour en dessiner le titre, n'importe quel scribe peut le faire.
[...]Selon ce que nous a expliqué  Fulbert, il n'existe que 2 copies calligraphiées de la Vie de St-Bernard ; celle qui a été dérobée (callée dans les Enfers de la Bibliothèque de l'Évêché, elle n'est pas consultable) et une autre, envoyée à Rome pour le procès en canonisation(béatification ?) de St-Bernard.[...]
Nous parlons bien d'un procès en béatification de SAINT-BERTRAND. Petite précision que vous aura donné Fulbert pour compléter le propos. La vie de Saint Bertrand (terme générique désignant un livre racontant la vie et les miracles d'un saint) s'intitule le livre des miracles de Saint-Bertrand. Cet opus a été rédigé il y a une trentaine d'années par Vital, notaire de l'archevêché d'Auch. De cette rédaction, deux livres ont été copiés (c'est à dire mis en forme et enluminés). Un a été expédié à Rome (ou on a une fâcheuse tendance à élaguer les textes originaux), l'autre était enfermé dans l'enfer de la bibliothèque.

Bertrand ou Bernard, c'est pas bien différent... Mais je vais corriger ça !

[...]Cet opus a été rédigé il y a une trentaine d'années par Vital, notaire de l'archevêché d'Auch.[...]

A moins que mes souvenirs ne me trompent, l'autre évêque en lice avec celui de St-Bertrand, ne serait-it pas l'évêque de Auch ?
En tout cas, une info sur quelqu'un venant ou originaire de Auch a été communiquée lors de la session dernière, mais je ne me souviens plus s'il s'agissait de l'évêque ou des 2 malandrins coquillards... ou des deux !
Bref, ça pourrait expliquer que l'on sache qu'il existe 2 exemplaires du bouquin et la localisation du second.

[...]Cet opus a été rédigé il y a une trentaine d'années par Vital, notaire de l'archevêché d'Auch.[...]

A moins que mes souvenirs ne me trompent, l'autre évêque en lice avec celui de St-Bertrand, ne serait-it pas l'évêque de Auch ?
En tout cas, une info sur quelqu'un venant ou originaire de Auch a été communiquée lors de la session dernière, mais je ne me souviens plus s'il s'agissait de l'évêque ou des 2 malandrins coquillards... ou des deux !
Bref, ça pourrait expliquer que l'on sache qu'il existe 2 exemplaires du bouquin et la localisation du second.

Comme confirmé par le MJ, tout çà est complètement faux.